Et si nous arrêtions de nous opposer pour apprendre à jouer ensemble ?
Vivons ensemble en société comme sur un terrain de baskIN

On consacre tellement d’énergie à pointer ce qui nous oppose qu’on finit par oublier ce qui nous rassemble.
Mais qu’est-ce qui nous rassemble, finalement ? Qu’est-ce qui constitue la base de notre humanité, le socle de notre vie en société ?
Au fond, nous aspirons tous à des choses essentielles : être respectés, vivre dignement, protéger nos enfants, nous sentir utiles, être aimés, vivre en sécurité et avoir notre place dans la société.
Alors pourquoi nos écrans préfèrent-ils nous noyer dans des flots de divisions, de sensationnel, de clivages, d’affrontements et de peur de l’autre ?
Parce que le conflit attire l’attention. Parce que l’indignation fait réagir. Parce que l’audience génère des revenus publicitaires. Et parce que certains modèles économiques tirent profit de cette attention permanente, pendant que les plus puissants continuent de concentrer les richesses.
Petit à petit, notre regard sur les autres se transforme.
Nous ne voyons plus un individu, une mère ou un père dévoué, une femme ou un homme brillant, une personne qui doute, qui aime, qui travaille, qui se bat pour sa famille ou qui cherche simplement sa place.
Nous voyons un électeur RN, un électeur LFI, un riche, un pauvre, un raciste… Il suffit parfois d’une phrase, d’une opinion ou d’une erreur pour enfermer quelqu’un dans une case.
Nous remplaçons la rencontre par une étiquette.
Pourtant, nous n’avons pas besoin d’avoir une pensée unique pour qu’une société fonctionne. Nous avons besoin de ne pas oublier que, malgré nos désaccords, nous vivons ensemble.
Et c’est là que je veux faire le lien avec le BaskIN.
Sur un terrain comme dans la société, nous n’avons pas tous les mêmes capacités, les mêmes valeurs, les mêmes idées, les mêmes cultures ou les mêmes façons de voir le monde.
Et pourtant, nous pouvons jouer ensemble.
Pourquoi ? Parce que chacun a sa place, son rôle, sa mission et sa contribution à apporter au collectif. Nous n’avons pas besoin d’être identiques pour avancer dans la même direction. Nous avons besoin de reconnaître la valeur de chacun et de comprendre que la réussite collective ne peut pas se construire en laissant une partie du groupe sur le bord du terrain.
Au BaskIN, la victoire ne se résume pas à la performance d’un seul joueur. Elle se construit avec les autres, grâce aux autres et pour les autres.
Et si nous appliquions cette même logique à notre société ?
Si, au lieu de chercher systématiquement ce qui nous sépare, nous apprenions à reconnaître ce qui nous unit ? Si nous acceptions de ne pas être d’accord sans cesser de nous respecter ? Si nous prenions le temps de rencontrer les personnes avant de les juger ?
Car au bout du compte, notre plus belle victoire ne serait-elle pas de construire une société dans laquelle chacun puisse trouver sa place ?
Une société où chacun puisse être respecté, vivre dignement, protéger ses enfants, se sentir utile, être aimé, vivre en sécurité et avoir sa place parmi les autres.
Finalement, nous n’avons pas besoin de penser tous pareil pour gagner ensemble. Nous avons simplement besoin de ne pas oublier que nous faisons partie de la même équipe : celle de notre humanité.


